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La vie de l'Union des Patrons Plombiers et Couvreurs de la Province de Liège

Sa naissance…

Pour déterminer la naissance de notre groupement, nous extrairons de la publication éditée en 1910 par le Comité en fonction à l'époque les informations suivantes :

En 1889, afin de pouvoir faire entendre leurs revendications, quelques patrons plombiers-zingueurs de Liège, suivant l'exemple donné par leurs confrères d'autres villes, décidèrent de grouper en une association les membres de leur corporation, non seulement ceux habitant la ville de Liège, mais également les confrères de l'agglomération.

Dans ce but, ils se donnèrent rendez-vous afin de s'entendre au sujet de la question syndicale et, après plusieurs réunions, décidèrent de faire appel à leurs confrères pour l'organisation projetée. Très nombreux furent les plombiers qui s'étaient rendus à l'invitation, chacun comprenant l'utilité de cette association qui permettait à ses membres de lutter plus avantageusement contre les abus dont étaient victimes les plombiers-zingueurs.

Cette assemblée générale eut lieu le 3 février 1900, mais comme on l'a lu plus haut, de nombreuses réunions s'étaient déjà tenues et les statuts étaient déjà élaboré, imprimés et signés par les membres d'un comité préexistant, ainsi qu'en fait foi la reproduction de ces premiers statuts que vous trouverez ci-contre. C'est donc bien en 1899, à un moment que nous ne pouvons, hélas, préciser plus nettement, que notre groupement vit le jour.

Ses buts furent alors définis de façon très large : « … la défense en commun d'intérêt généraux ».

Combien de membres adhérèrent alors à cette jeune Union ? Nous l'ignorons, mais, néanmoins, nous savons que la cotisation fut fixée à 10 francs par an, ce qui, à cette époque, représentait une somme fort rondelette, exigeant des affiliés un effort bien plus considérable qu'il n'est requis actuellement. Cette cotisation fut plus tard réduite à 8 francs ; elle subit dans la suite de lentes augmentations qui, par exemple, la situèrent à 35 francs vers 1938.

La Commission à qui revient le mérite de guider les premiers pas de notre organisme était composée comme suit :

    Président : M. Victor BODSON
    Vice-présidents : M. Théophile David
    Secrétaire : M. Théodore THIRION
    Secrétaire-adjoint  : M. Oscar DANTHINE père
    Trésorier : M. Antoine ANDRIEN
    Commissaires : MM. Mathieu WELRAADS, Lambert LEJEUNE, Léonard FRANCOTTAY, Hubert TALBOT

Une de ses premières initiatives fut de prendre contact avec les Pouvoirs publics en vue de créer à Liège une école professionnelle de plomberie et de zinguerie. Son opiniâtreté fut couronnée de succès puisque notre école fut fondée en 1902.

S'occupant avec énergie et bonne volonté et ce, dès le début de tous les problèmes de la profession, l'Union, bien que se heurtant souvent à des obstacles parfois insurmontables, eut cependant le grand mérite de faire entendre les protestations de ses affiliés pour la revendication de leurs droits et de mettre fin ainsi à de nombreux abus.
Son développement…

La guerre de 1914-1918 ralentit évidemment le bel essor pris en quelques années, mais aussitôt après cette tourmente, l'Union animée d'une vitalité nouvelle, réalisait une des ses œuvres qui aurait pu être la plus belle : le 1er octobre 1920, elle installait dans un vaste immeuble acquis à cet effet et situé au n°27, rue Sur-la-Fontaine, à Liège, la Coopérative SANITARIA qui avait pour but l'achat et la vente de tous les appareils, matériaux et outillages nécessaires à l'exercice des professions de plombier ou de couvreur.

Comment les efforts, cependant si méritants, déployés pour arriver à la mise sur pied d'un tel objectif, aboutirent-ils finalement à la destruction de cette réalisation, peu le savent encore à l'heure actuelle ? Toujours est-il qu'après quelques années, cette entreprise liégeoise échoua lamentablement et fut malheureusement acculée à la liquidation, contrairement à ses consœurs, notamment celle d'Anvers et de Bruxelles, qui ont tenu le coup victorieusement pendant et après la guerre.

Les parts de fondateurs de la Société Coopérative susdite avaient été fixées à 200 francs et le nombre de coopérateurs s'éleva à quelque 90 membres ayant souscrit ensemble un total de 600 parts environ.

Cette malheureuse expérience n'a cependant rien enlevé au mérite de ceux qui l'ont tentée ; peut-être n'ont-ils pas obtenu tout l'appui qu'ils avaient espéré auprès de ceux à qui elle était destinée…

En 1930, à l'occasion des Expositions internationales de Liège et d'Anvers, une délégation de nos patrons se rendit dans la Métropole à l'invitation de l'Association locale, elle y fut très cordialement reçue. Peu de temps après, elle offrit à cette consœur les mêmes marques de sympathie lors d'une visite des plombiers anversois.

Quelques mois plus tard, c'est la crise générale de 1932-1933 qui entraîne une amplification du travail noir et incite l'Union à entamer diverses actions pour porter remède à cette situation anormale et à cette concurrence déloyale et préjudiciable. Nous savons maintenant qu'il faudra 20 ans d'efforts pour obtenir un texte de loi (encore très imparfait et incomplet) dans ce domaine pourtant si important. D'autres tentives furent faites dans ce domaine pourtant si important. D'autres tentatives furent faites dans la suite pour y parer. En 1972, un système de vente par contindentements chez les grossistes fut appliqué dans la province, mais il fut boycotté par les affiliés eux-mêmes et abandonné.

En 1938, à l'occasion d'une Garden Party dans le Parc Royal, MM. O. DANTHINE et G. DEBRUGE peuvent exposer au Roi les doléances de nos groupements. Celles-ci sont aussitôt confirmées dans une lettre qui figure en bonne place dans nos archives.

Puis vint la sombre période de la guerre 1940-1945, pour laquelle il fut dit que « … l'Union avait été mise en veilleuse ». Nous nous devons, de rectifier cette affirmation car, s'il est exact que les effets des hostilités aient eu pour résultante d'amenuiser sensiblement les effectifs, de supprimer toute publicité des activités de Comité, celles-ci furent cependant très nombreuses et nous y relevons entre autres :

    La distribution aux membres des métaux ferreux ;
    La délivrance aux membres, sous la responsabilité du Président, de cartes de légitimations ;
    La distribution au membres et à leur personnel de rations supplémentaires ;
    Des rapports avec les grossistes et les entrepreneurs généraux ;
    Des interventions en matière de prix et salaires ;
    La distributions de contingents de zinc et autres matériaux ;
    La mise sur pied d'un service d'achats et de ventes destiné à parer aux difficultés d'approvisionnement ;
    L'envoi régulier de coli aux prisonniers ;
    La liquidation artificielle des comptes de Trésorerie de l'Union avec dissimulation aux yeux de l'occupant de l'avoir en caisse ; est-il nécessaire d'insister ici sur tous les risques que comportait une telle opération.

Toutes ces activités furent effectuées en plein accord avec les autres associations consœurs ; elle provoquèrent de nombreux voyages à Bruxelles sur convocations de la Fédération nationale et de l'autorité occupante, ce qui correspondait à plusieurs heures de voyage tant à l'aller qu'au retour, souvent en pleine occupation.
Son épanouissement…

Ce n'est pourtant qu'après 1945 que l'U.P.P.C. de liège prit nettement son envol pour aboutir à la situation que nous lui connaissons maintenant.

Une profonde réorganisation était à faire, le fichier devait être reconstitué, les nouvelles demandes examinées et enregistrées, car, dès le début (contrairement en cela à beaucoup d'autres groupements) notre Association posa, à l'adhésion de nouveaux affiliés, des conditions de capacité professionnelle et commerciale.

D'autre part, constatant que les couvreurs étaient singulièrement négligés et peu défendus, le Comité résolut de les prendre en charge. Une association de couvreurs fondée en 1919 n'avait pu assuré un standing quelconque et, après végété quelque temps état tombée dans l'inaction. Par l'intermédiaire de Mme Veuve RISAC et de M. LIMBOURG, la fusion put s'accomplir et, à la suite de l'Assemblée générale du 27 mai 1946, notre Association prit le titre de « Union des Patrons plombiers et Couvreurs de la Province de Liège ».

Les approvisionnements continuaient à être malaisées, très souvent l'Union devait être intervenir ; l'ampleur des dégâts causés par les V1 et V2 (de triste mémoire !) avait amené l'éclosion d'une cohorte de travailleurs occasionnels dont la compétences et les connaissances étaient plus que douteuses ; par contre, beaucoup de cas sociaux dignes d'intérêt exigeaient un examen et une suite rapides… il fallait porter remède à tous ces problèmes.

Bref, le Secrétariat, lui aussi, dut être réorganisé. A cette époque, il était installé rue Louvrex, 19 et, sous la dynamique impulsion de Henri LOGNAY toutes les tâches furent traitées de front.

Par ailleurs, à Bruxelles, le Groupement de guerre avait été remplacé par le Conseil professionnel, organisme parastatal qui ne jouissait ni de la confiance, ni de la considération des entrepreneurs. A sa mise en liquidation, ces derniers s'organisèrent et fondèrent la Confédération Nationale de la Construction. L'Union de Liège, une des premières, y adhéra de toutes ses forces vices. Un grand remous se créait… Quelle allait être la résultante de cette décision audacieuse ? Les effectifs allaient-ils tomber en flèche suite à des désertions massives ?

Pourtant abandonnée à elle-même, l'Union ne pouvait pas grand chose ; tandis que, en obtenant des représentations dans les diverses sphères de la nouvelle organisation, il lui était possible de faire entendre sa voix partout. Et c'est ainsi qu'un gros noyau des anciens membres subsista auquel vinrent s'ajouter au fil des ans d'autres patrons qui jusqu'alors s'étaient cantonnées dans un isolationnisme dont ils constataient la négation.

Pourtant, le pas à franchir était d'importance : la cotisation passait brusquement de 100 francs à 650 francs. Dans cette dernière, la part de notre Association était inchangée, mais il s'y ajoutait d'autres cotisations pour la Chambre syndicale régionale, la Fédération nationale, et la Confédération auxquelles l'affiliation était obligatoire pour tous.

L'assemblée générale statutaire de 1948, mise au courant de la situation, votait très judicieusement le rattachement à la Confédération Construction et le respect de ses statuts.

Il fallait donc assurer aux membres des avantages proportionnels à l'augmentation de l'effort financier qui leur était demandé. Leur statuts de l'Union furent remaniés en conséquences et notamment les buts furent plus nettement définies. Nous les rappellerons ici et nous vous invitons à les comparer avec le texte original qui ne prévoyait que «... la défense des intérêts généraux ». .

Elle (l'Union) a pour objet l'étude, la protection et le développement des intérêts professionnels de ses membres.

A cette fin, elle s'occupera de :

    l'amélioration générale de la profession ;
    engendrer et maintenir les bonnes relations entre ses membres et entre patrons et ouvriers ;
    obtenir des rendeurs qu'ils ne s'adressent qu'à des entrepreneurs spécialisés, membres de l'Association professionnelle reconnue, U.P.P.C. pour l'exécution des travaux intéressant notre genre d'activité ;
    d'assurer par tous les moyens possibles la protection matérielle et morale de ses membres ; développer chez eux des sentiments mutuels d'estime et d'entraide ; relever le prestige et la réputation de la profession ;
    prendre toutes les mesures légitimes pour prévenir tout travail mal conditionné, ainsi que pour empêcher l'exécution de travaux à des prix non rémunérateurs et le concurrence déloyale ;
    introduire des améliorations dans le mode d'entreprise ;
    s'efforcer par tous les moyens légaux d'empêcher les fabricants et négociants en articles de plomberie de fournir directement aux particuliers ;
    diffuser l'esprit économique et professionnel, favoriser l'apprentissage raisonné et bien ordonné ;
    s'occuper de toutes les question qui intéressent la profession ;
    examiner les griefs des affiliés et, au besoin, les signaler aux pouvoirs compétents ;
    intervenir loyalement dans le but d'aplanir les conflits pouvant surgir entre les membres de l'Union, entre ces derniers et leurs clients et, généralement, poursuivre tous buts autorisés par la loi en la matière.

En outre, l'Union prendra toutes mesures pour l'organisation en dehors de son sein, de toutes les institutions de mutualité et de coopération propres à relever la situation morale et matérielle de ses membres.

Les problèmes à résoudre ne manquaient pas, mais il fallait des bonnes volontés pour s'y atteler… il s'en trouva heureusement.

Plusieurs sous-comités furent créés, des contacts furent pris avec une foule d'organismes, une vaste campagne de propagande fut entreprise, les informations rassemblées étaient aussitôt diffusées parmi les affiliés. En un mot, un travail énorme fut accompli et c'est de cette époque que datent le services suivants :

    Le Conseil d'arbitrage qui devint le Service « Contentieux » qui se charge de résoudre les litiges existant entre les membres et leurs clients ou fournisseurs ;
    Le Service Juridique qui fournit gratuitement divers conseils et met à la disposition des membres un de ses avocats-conseils à des conditions très avantageuses ;
    Le Comité d'Honneur qui règle les différends surgissant entre patrons et intervient de diverses manières lors d'infractions dûment prouvées aux règles de bonne confraternité et d'exercice régulier de la profession ;
    Le Service de Documentation dont nous avons touché un mot plus haut et qui prit un tel essor que nous lui réserverons tout un chapitre dans a suite de cet exposé ;
    Le Service Placement d'ouvriers qui enregistre les offres et demandes d'emplois d'ouvriers et de sous-traitants ;
    Le Service des Distinctions honorifiques qui, partant d'un fichier reconstitué et mis à jour, introduisit, au cours des années qui suivirent, un nombre particulièrement élevé de propositions dans différents ordres nationaux en vue de rétablir des situations défavorisées ;
    Le Service de Retraite qui, pendant plusieurs années, se mit à la disposition des affiliés pour les aider dans le versement des cotisations libres au Service de Retraite de la C.G.E.R. mais qui perdit toute importance avec la révision des lois sur la Pension des Indépendants ;
    Le Service des Prix et Tarifs qui, à plusieurs reprises, mit au point des barèmes de prix moyens pour les principaux travaux, appareils et accessoires entrant dans l'établissement de devis ; les difficultés énormes de déterminer des taux admissibles vu la grande variété des entreprises ont provoqué l'abandon de cette pratique, mais il semble qu'elle puisse être reprise dans les prochains moins vu l'effet psychologique qu'elle peut avoir dans la lutte contre le bradage.

Nous verrons encore dans la suite d'autres réalisations qui n'apparurent qu'ultérieurement.

Cette masse de travail ne fut pas déployée en vain et, en 1948, l'effectif de l'Union atteignit le chiffre de 330 membres ce qui en faisait l'association de plombiers la plus importante en Belgique. Cette performance lui valut d'ailleurs à l'époque les félicitations du Président Confédéral, le regretté Edgard FRANKIGNOUL.

Signalons ici que l'effectif se maintint toujours aux environs de ce chiffre, les décès et les cessations d'activité étant généralement compensés par les affiliations nouvelles.

Bien qu'ils ne fussent qu'une minorité, les Couvreurs n'étaient pas négligés ; les démarches entreprises par l'Union aboutissaient à la création d'un cours de couverture à l'Ecole communale de plomberie de Liège, qui commençais en 1949.

D'autres contacts pris avec le Groupement des Ardoisiers et les démarches diligentes entreprises par celui-ci provoquaient la décision du Gouvernement d'intervenir pour la moitié dans les frais de perfectionnement à l'étranger de nos couvreurs. Le Groupement susmentionné faisait, lui aussi, un effort financier très méritoire et, pour la première fois, deux fils de patrons liégeois allaient suivre les cours de l'Ecole Supérieure de Couverture d'Angers. Il y en eut d'autres dans la suite et, actuellement, chaque année, à l'automne, on enregistre des bénéficiaires de cette mesure.

En 1954, c'est encore à l'intervention des services de l'Union qu'un de ses membres, M. SOREE fils, fit partie de la mission d'études envoyée aux U.S.A. par l'Office pour l'Accroissement de la Productivité ;il passa six semaines, en compagnie d'autres représentants de divers secteurs d'activité, à parcourir de nombreux chantiers et bureaux d'études et rapporta une ample moisson d'enseignements intéressants sur les modes de travail outre-Atlantique.

Le standing de l'Union ne cessa de s'accroître ; elle fut représentée au sein de nombreux organisme ; nous ne pouvons rappeler tous les membres ayant exercé un mandat dans une Commission.

En outre, et à son intervention, notre Union compte plusieurs membres dans les commissions fiscales des Métiers et Négoces.

En ce qui concerne les rapports de notre Association avec les Grossistes en appareils sanitaires, les renseignements que nous avons pu rassembler sur les années antérieures à la dernière guerre sont trop incomplets pour que nous puissions examiner la situation pendant cette période.

Mais nous rappellerons qu'un Comité « Fournisseurs » composé de MM. BEGASSE, HERZE, SANTE, SPRIET et NIVART avait dès 1946, étudié profondément ce problème et, en 1948, avait mis au point un compromis rédigé par notre regretté confrère et ami Charles HERZE et avait abouti de la sorte à la création de la carte d'acheteur, destinée à réglementer les ventes des grossistes, notamment en ce qui concernait les particuliers, ouvriers communaux, fontainiers, pompiers et consorts.

L'idée était fort belle, sa réalisation avait nécessité des jours entiers de préparation, de discussion, de rédaction, de détermination des modalités d'emploi. Cependant, une fois de plus, ceux-là même pour le bien de qui elle était créée la négligèrent et elle tomba peu à peu en désuétude.

Fallait-il tout abandonner ? Fallait-il se résigner ? … C'était contraire à la ligne de conduite que s'était fixée le Comité.

Le problème fut repris à la base, des quantités de mesures furent envisagées, étudiées minutieusement, débattues en Comité, en Assemblées générales, soumises à l'avis des autres associations consœurs par le truchement de la Fédération Nationale. Tout cela, pour tenter de résoudre les questions cruciales que constituent le travail frauduleux, la politique de vente de grossistes et fabricants d'appareils sanitaires, tuyauteries, accessoires, l'intervention des services d'achats des usines, administrations, ainsi que des amicales et groupements d'achat qui se sont créés parmi les travailleurs des établissement à personnel nombreux.

Pendant plusieurs années, tous ces efforts restèrent vains, trop de difficultés existaient qu'il fallait vaincre, surmonter ou contourner. Nos délégués ) la Fédération, tout particulièrement, M. A. SPRIET, sacrifièrent à cette question des jours entiers, des semaines, ils participèrent à une infinité de réunions bi- ou tripartites, tant sur le plan régional que national.

Reprenant d'ailleurs à ce dernier degré, l'idée de la carte d'acheteur que nous avons mentionné plus avant, la F.B.I.C., sous l'impulsion de son actif Président susnommé, réalisa la « Carte professionnelle fédérale » qui fut délivrée tant aux membres fédérés qu'aux patrons isolés répondant aux critères professionnels. Cette carte n'est encore qu'un moyen de recensement des « installateurs reconnus » ; bien que généralement admise par tous les grossistes et la presque totalité des associations de patrons plombier, elle n'a jusqu'à présent qu'une efficacité réduite, mais reste à la base de nombreux pourparlers en cours.

Finalement, en ce qui concerne uniquement notre Association, il fut décidé, à l'issue d'une entrevue des délégués des Grossistes des Provinces de Liège, Luxembourg, Namur et notre Comité, d'instaurer une Commission Mixte à effectif réduit ; y furent nommés :

    Pour les Grossistes : MM. ORTMANS (Verviers), DANTINNE (Liège) et JACOBS (Huy).
    Pour les installateurs : MM. A. SPRIET, W. SNOECK et A. SPIESSEN.

En quelques mois, ce Comité examina les problèmes communs aux deux parties dans un esprit de collaboration et avec la ferme volonté d'aboutir à une convention rationnelle.

Partant de la carte professionnelle déjà mentionnée, ce Comité fit admettre le principe du Registre professionnel de Plombier qui, déposé chez chaque grossiste, assurera l'élimination de tout acheteur non autorisé. En 1959, la mise en pratique de cette idée était encore âprement discutée.

Depuis longtemps déjà – ici non plus, nous n'avons pu situer avec exactitude la date du premier d'entre eux, - un banquet confraternel est organisé chaque année en novembre pour encadrer la remise des distinctions honorifiques. Ces manifestations, elle aussi, suivirent le mouvement ascensionnel des autres activités de l'Union et connurent une vogue croissante qui ne se ralentit pas. Depuis 1952, elle comprirent une tombola qui, chaque fois, fut magnifiquement alimentée par des dons généreux émanant de tous les fabricants et grossistes en produits utilisés par nos patrons.

En 1949, des cérémonies spéciales furent organisées pour commémorer le Cinquantenaire de notre Union ; elles virent une participation remarquable tant par le nombre que par la qualité des assistants.

A cette occasion fut attribuée pour la première fois et pour une durée de cinq ans, une distinction propres à notre groupement : la Médaille de Vétéran d'Honneur, concrétisée par un bijou en or. Elle fut décernée à :

MM. Lucien HENRARD, de Tilleur pour les Couvreurs et Hubert RECULE, de Liège, pour les Plombiers.

En 1959, conformément au Règlement d'ordre intérieur à ces distinctions, d'autres lauréat ont été désignés, ce sont :

MM. Armand LAMBOTTE, d'Engis, pour les Couvreurs, et Lucien BERTRAND, de Jemeppe, pour les Plombiers.

Des excursions nombreuses ont également été organisées ces années, avec, comme but, la visite de l'une ou l'autre usine d'appareils ou accessoires que nous manipulons journellement.

En 1952, fut créée la Caisse de DECES de l'U.P.P.C. dans le but de mettre dans un délai très court à la disposition des veuves de nos affiliés une somme suffisante que pour faire face aux frais de funérailles et aux frais de subsistance pendant la période de déblocage des comptes chèques postaux et banque suite au décès du chef de famille.

Dès son instauration, elle réunit un nombre de participants permettant d'accorder une indemnité de 10.000 franc, la cotisation réclamée à chacun étant de 50 franc par décès.

Dans la suite, répondant aux vœux formulés, l'affiliation des épouses, associés ou enfants fut également autorisée.

Mais c'est en 1950, peu après son Cinquantenaire que l'U.P.P.C. vit naître le plus spectaculaire de ses enfants : Le Moniteur du Plombier et du Couvreur.

Sources :

  • Livre d'or publié à l'occasion du 60e anniversaire de l'Union des Patrons Plombiers et Couvreurs de la Province de Liège
  • Livre d'or publié à l'occasion du 75e anniversaire de l'Union des Patrons Plombiers et Couvreurs de la Province de Liège
  • Livre d'or publié à l'occasion du 90e anniversaire de l'Union des Patrons Plombiers et Couvreurs de la Province de Liège
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